Terre de Vitrail

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Découvrez sa boutique en ligne ici.

C’est dans son atelier en plein cœur de Paris que Catherine de la boutique Terre de vitrail, que nous découvrons sa passion pour la création et la restauration de vitraux.

Quel type de créations fabriquez-vous ?

Toutes mes créations sont issues de la technique du vitrail, qu’elle soit traditionnelle (montage au plomb) ou Tiffany (montage à l’étain sur cuivre). Je propose des panneaux sur mesure pour habiller fenêtres, portes ou toute autre ouverture, mais également de nombreux objets décoratifs : lampes, appliques, miroirs, tableaux, attrapes lumière à suspendre… Mon ambition est de contribuer à sortir le vitrail des églises.

Quel est votre parcours dans les grandes lignes ? Comment avez-vous décidé de vous lancer et de créer votre marque ?

Le vitrail est ma seconde vie professionnelle, celle de la passion. Lors de ma reconversion professionnelle initiée en 2012, j’ai suivi une formation pratique pendant plus d’un an dans un atelier de vitrail du XIème arrondissement de Paris pendant laquelle j’ai appris tous les gestes du métier de vitrailliste : création des maquettes, coupe du verre, peinture sur verre, montage, soudure, masticage… À l’issue de cette formation, j’ai obtenu le CAP des arts du verre option vitrail en juin 2014. J’ai ensuite ouvert mon atelier dans le XVIIIème arrondissement parisien en octobre 2014 et pour développer ma visibilité sur le web, j’ai également créé ma boutique sur A little Market.

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Tout est pour moi source d’inspiration : la nature et sa palette de couleurs infinie, l’art sous toutes ses formes, mais également certains éléments d’architecture comme les ferronneries ou les bas reliefs… J’ai ainsi créé un miroir librement inspiré de la façade des Folies Bergères, un autre d’un bas relief de Bourdelle. Mes lampes sont souvent inspirées de la nature, coucher de soleil, fleurs stylisées…

Décrivez-nous votre atelier ou espace de création ?

Mon atelier est en fait une boutique atelier ayant pignon sur rue, on peut donc me rendre visite. C’est un lieu très petit (20m² au sol) mais je l’ai souhaité authentique, ainsi, j’ai conservé une partie des murs en pierre et en brique, la mezzanine qui forme l’étage est en plancher bois sur structure métallique apparente. Tous ces matériaux mettent en valeur l’association verre/métal que sont  les vitraux.

Quels sont vos outils indispensables pour laisser libre court à votre créativité ?

La tranquillité d’esprit pour rester ouverte à tout ce qui m’entoure et mon portable pour prendre en photos mes sources d’inspiration ou prendre des notes pour mes futurs projets. Mes outils pour découper le verre se trouvent dans ma boite à out’s !

Quelle est la commande ou création la plus folle que vous ayez réalisée ?

Folle, je ne sais pas, mais originale en tout cas ! J’ai réalisé un vitrail à la demande d’un passionné sur le thème du Tourist Trophy moto de l’ile de Man en mer d’Irlande. Il s’agissait d’intégrer un certains nombre d’éléments symboles de cet évènement tout en restant lisible. Je crois y être parvenue, en tout cas, le client était ravi…

Dans un autre ordre d’idée, j’ai travaillé en collaboration avec une artiste-plasticienne, Tal Waldmann, sur l’adaptation d’un de ses tableaux en vitrail 3 dimensions. Le challenge était important puisqu’il a fallu trouver de nouvelles techniques pour créer du relief avec un matériau, le verre, par essence plat… Le résultat, un panneau en vitrail et sa sculpture, a été exposé au dernier Salon d’Automne et a reçu le prix des Amis du Salon d’Automne dans la catégorie Art environnemental.

Avez-vous une spécialité de votre région à nous partager ?

Paris ne m’évoque pas une spécialité particulière, plutôt au contraire un mélange de cultures propice à la création.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui hésite à se lancer ?

Mon conseil ? Quelle que soit l’activité envisagée, la mener avec passion et honnêteté. Les clients sont sensibles à l’authenticité.

Cette année, quel défi vous lancez-vous ?

Toujours pousser la technique traditionnelle du vitrail vers des réalisations non conformistes comme par exemple mes lampes boule.

Une chose que nous devrions savoir sur vous ?

Dans mon activité de vitrailliste je suis enfin en accord avec moi-même.

Pourquoi avoir choisi de développer votre créativité sur cette matière ?

J’ai toujours été fascinée par les vitraux et surtout par le verre. Sa transparence et son immense palette de couleurs et de textures permettent une infinité de combinaisons et de jeux avec la lumière.

Quelles sont les techniques à acquérir pour travailler cette matière ? Quelles en sont ses spécificités ?

La plus grande difficulté est d’apprendre à maîtriser la coupe de verre puisque celle-ci est réalisée à la main à l’aide d’un coupe-verre sorte de stylo équipé d’une roulette au tungstène ou d’un diamant et que le verre est par essence fragile. Mais tout est une question de temps et de pratique… Ensuite, si on souhaite agrémenter ses vitraux de peinture, c’est à mon sens la seconde technique difficile à acquérir. Le reste des étapes demande également minutie et application mais me paraissent moins sensibles.

Sur quels supports travaillez-vous ? Êtes-vous plutôt puriste ou généraliste ?

La matière essentielle du vitrail est le verre, mais j’apprécie d’intégrer à mes créations d’autres matériaux tels que le métal ou le bois.

Découvrez sa boutique en ligne ici et bien d’autres créations en vitrail ici.

Merci Catherine !

Si vous êtes membre de la communauté et que vous souhaitez partager votre histoire et votre savoir-faire avec nous, n’hésitez pas à envoyer un mail à camille@alittlemarket.fr.

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